Certes on a perdu, mais rien n'est joué... Reste la belle à Villeurbanne ce week end !!
On y croit, on y croiiit ! ^^ C'était très accroché en + ..
Ça restera en tout cas un beau match, une ambiance de feuuuuu...
Une vraie secte dans les gradins, 5997 pro-sluc, et 3 vertes... Qui n'auront pas regretté le déplacement Lol.
La bonne surprise à la mi-temps avec la visite des ptits cadets et leur coupe ^^
Sans oublier l'hommage rendu à Cyril, que d'émotions ! ^^
Petite interview réalisée avant le match :
"Longtemps la décision a tourné dans sa tête, mais à force de blessures, d'un physique qui s'effrite, d'un mal qui ronge, Cyril a dit stop. À trente-cinq ans, au terme de quinze saisons en Pro A. l'international qui a largement marqué le basket français de son empreinte arrive au bout de l'aventure. Reste à goûter sans retenue les derniers plaisirs. Ce soir face à Roanne, puis dans un rêve idéal, prolonger jusqu'à Bercy, pour une ultime finale ..
- CYRIL, vous avez décidé de mettre un terme à votre carrière à la fin de cette saison.Pourquoi ce choix?
- Ce n'était pas une décision facile à prendre. Mais j'avais de plus en plus de mal à revenir physiquement après des blessures, notamment à cause de mon problème de pieds (Il souffre d'hallux valgus aux deux gros orteils). Et mentalement, je crois aussi que j'ai atteint certaines limites. Il faut basculer sur autre chose. C'est le moment! Je suis loin d'avoir tout appris sur mon sport, mais je pense avoir vu pas mal de choses.
- C'est le physique ou bien l'érosion mentale qui fait que vous avez décidé d'arrêter?
- Le physique est arrivé à atteindre le mental. Au début, tu es fort mentalement, tu prends le dessus. Et puis il arrive un moment où, le dessus, tu ne peux plus le prendre. Cette décision est la plus sage.
- Quand avez-vous pris concrètement cette décision?
- Jusqu'à il y a peu, j'ai été en contact avec Pau et Didier Gadou pour éventuellement faire quelque chose avec eux en Pro B. Le projet m'intéressait, mais je ne voulais pas venir en faisant croire que tout allait bien se passer ni en disant à Didier (Gadou): Voilà, tu vas avoir Cyril Julian mais à 30 % de sa valeur. C'était inacceptable pour moi. Je n'ai jamais triché de toute ma carrière et je ne voulais pas faire une sortie en trichant.
- Tourner une page de quinze saisons professionnelles, c'est forcément difficile?
- Cela fait dix-huit ans que je suis payé pour jouer au basket, seize années que je suis pro, oui c'est dur. Mais cela aurait été beaucoup plus si en regardant dans le rétro je m'étais dit: M ... , j'aurais pu gagner ça ou ça. Je n'ai pas tout gagné bien sûr, mais je suis allé au bout de tout ce que j'avais entrepris. Médaille olympique, médaille au Championnat d'Europe, champion de France plusieurs fois, meilleur joueur du Championnat: sur le territoire français, tout ce qu'il y avait à gagner, je l'ai gagné! Je m'arrête sans aucun regret.
- Et puis, ce n'est pas encore fini. Il y a Roanne ce soir et la perspective au loin d'une nouvelle finale à Bercy. Quelles sont vos envies sur cette fin d'aventure?
- Ëtre sur le terrain avec les autres et jouer. Chaque minute que je passe en plus sur le terrain avec l'équipe, c'est du bonus. Et si on peut revivre Bercy, cette émotion particulière, soulever à nouveau le trophée ..
- Entre Nancy, Paris et Pau, vous avez vécu beaucoup de belles choses en France!
- J'ai rencontré des gens formidables, j'ai beaucoup appris, ça m'a fait mûrir. Des gens comme Sciarra, Biétry, Dobbels, De Vincenzi, Eisenbach, Jean Ecuyer qui m'a accueilli quand je suis arrivé à Nancy, Olivier Veyrat, Didier Gadou... J'ai eu la chance de côtoyer ce qui se faisait de plus beau dans le basket français. Ce sont des gens avec qui j'ai mon histoire.
- Êtes-vous fier de votre histoire?
- Oui, je suis très fier de ce que j'ai fait. Mais à côté de ça, je suis très fier aussi de ma famille. J'ai quatre gosses formidables avec qui je peux partager tous ces moments, ce n'est que du bonheur.
- Et puis il y a aussi les titres de MVP (2005, 2006, 2007), des trophées qui vous tenaient à c½ur?
- C'est la reconnaissance du travail fourni. Quand j'ai choisi le basket plutôt que le rugby, mon père a accepté mon choix, si tu fais ça, tu es le meilleur ou tu ne le fais pas! Il Quand j'y suis arrivé, j'ai pensé: Tu m'as laissé faire ça, et bien, je suis le meilleur.
- Votre carrière, c'est aussi une tranche de vie de dix ans en équipe de France A et cette fin douloureuse en 2006 quand Claude Bergeaud vous écarte du groupe?
- Je ne l'ai toujours pas digéré. Ça ne s'est pas fini comme je l'avais espéré.J'aurais pu péter les plombs, le soir même, ce que je n'ai pas fait. Je me suis tu, je suis parti en leur disant bonne chance. Mais ce qui fait mal, c'est quand tu arrives à Roissy, et que tu te poses après 14 heures de vol tout seul. Tu ouvres L'équipe et tu lis:
"Petro (préféré à Julian) mis à pied pour non respect des consignes de l'équipe de France." Maintenant, je ne veux garder que le plus beau. La Marseillaise à chaque match, la montée sur le podium olympique en 2000, ça c'était merveilleux.
- Avez-vous eu l'occasion d'en reparler avec Claude Bergeaud depuis?
- Non. Je ne suis pas prêt encore. Je suis quelqu'un du sud de la France, un peu gascon et rancunier.
- Quelle va être votre vie maintenant?
- Pour l'instant, c'est un peu en stand-by. Je suis en train de passer mon BE 2. Je vais intervenir l'année prochaine, via l'association, auprès des espoirs du SLUC, surtout les intérieurs. Il y a également une possibilité, à terme, pour travailler auprès de la municipalité. Je passe aussi un diplôme de technicien d'½nologie à l' Institut de la vigne et du vin, à Dijon. En fait, il y a plein de projets qui se mettent en place."
Il a aussi des propositions de commentateurs pour Sport+ et Canal+ :)
« J'ai joué onze ans sous le maillot du Sluc, j'ai vécu des émotions exceptionnelles et c'est à vous que je le dois, a déclaré l'intérieur français. Il reste encore un gros match à faire et je serai le premier à combattre pour pouvoir aller en finale. »